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Organisé par le Club des Guides Francophones de Thaïlande, siglé CGFT,  le séminaire d'une demie journée ayant pour thème « Questions fréquamment posées par les touristes francophones en matière du Temple du Bouddha d'émeraude et le Grand palais royal » a lieu à la date du 25 mai 2019 au Centre du Service Académique de l'Université de Chiang Mai

Intervenu par Monsieur Sébastien TAYAK, enseignant-chercheur à la Faculté des Beaux-arts, ce séminaire se divise en deux grandes parties. La première est consacrée aux notions nécessitant d'être élucidées au sein des touristes francophones dans le cadre d'un voyage en Thaïlande. La seconde partie, quant à elle, sera dédiée à la peinture murale dans la région nord de ce pays.

En ce qui concerne les notions à élucider, l'intervenant aborde d'abord une comparaison de nomenclatures telles que, premièrement, « athéisme versus laïcité », deuxièmement, « royauté versus monarchie ». Il présente ensuite le bouddhisme d'une manière détaillée.

« athéisme versus laïcité »

Ayant recours à la philosophie des sièces de Lumière, puis à l'idée de l'enseignement proposée par Jules FERRY, la notion de laïcité a été mise en évidence en 1905 aboutissant la séparation de l'Église et de l'État. Celle-ci contribue au libre exercice du culte souligné dans la Constitution française qui oblige : (i) le respect de la liberté de conscience et de culte; (ii) la lutte contre toute la domination de la religion sur l'État et sur la société civile; (iii) l'égalité des religions. Ainsi, l'éducation française est laïque (publique et obligatoire) ; ce qui est tout à fait différent par rapport à l'éducation thaïlandaise qui n'est pas laïque.

« royauté versus monarchie »

La société thaïlandaise est dominée en partie par la royauté résultant de la monarchie absolue. Un tel fait social peut être constaté par la devise nationale du pays comme « Nation - Religion - Roi ». En comparant à la société française, bien qu'elle soit démocratique, on peut trouver jusqu'à présent les descendants des familles Bourbon et Bonaparte.

En termes du bouddhisme, celui-ci est considéré comme la philosophie de vie aux yeux des Européens aussi bien que la religion à l'égard des Asiatiques. Le bouddhisme se compose de trois refuges à savoir le Bouddha, le Dharma et le Sangha. Il se divise en outre en trois congrégations telles que le petit véhicule, appelé aussi Théravada ou Hinayana, le grand véhicule, intitulé également Mahayana ainsi que le véhicule de la Foudre, nommé Vajarayana.

Le bouddhisme du petit véhicule, appelé autrement le Théravada ou le Hinayana, a pour objectif de libérer les êtres que ce soit humains ou animaliers de la Souffrance de façon définitive. Cela représente approximativement 95 % des Thaïlandais. En Thaïlande, la religion bouddhiste se divise en deux sectes à savoir le Mahanikai et le Thammayuti. Il faut savoir que la majorité des Thaïlandais sont bouddhistes de la congrégation Mahanikai. Il est à noter que la congrégation Thammayuti a pris sa naissance à l'initiative du Roi Mongkut (Rama IV). La congrégation Thammayuti se différencie de la congrégation Mahanikai par des règles de conduite vis-à-vis les moines.

Le temple bouddhiste comprend deux parties telles que le Bouddhawat et le Sangkhawat. Le Bouddhawat vise à célébrer le culte comme, à titre d'exemple, l'ordination, la confession, et la récitation des prières. Le Sangkhawat, quant à lui, se définit comme un lieu où résident les religieux.

Comme l'on a mentionné plus haut, la deuxième partie du séminaire porte sur la peinture murale dans la région nord de la Thaïlande. L'intervenant a vivement conseillé les guides francophones de faire voir à leurs touristes (ou clients) la peinture murale dans les temples bouddhistes. La sélection de celle-ci peut s'effectuer sous deux critères à savoir l'authenticité et l'originalité.

Dans cette seconde partie, l'intervenant a présenté sa thèse de doctorat intitulée « La commande des peintures bouddhistes dans la peinture murale à Chiang Mai ». Sa recherche scientifique démontre que les artistes de sexe masculin sont beaucoup plus nombreux par rapport à ceux de sexe féminin. Les artistes laïcs sont plus considérables que les artistes religieux. Au niveau de la tranche d'âge, la plupart des artistes sont à l'âge de cinquantaine (50-58 ans) et de religion bouddhiste. La raison pour laquelle les artistes se consacrent à la peinture murale provient du fait qu'ils souhaitent d'accumuler les mérites.

Dans la majorité des cas, la peinture murale a été réalisée à l'intérieur du Vihara ou du sanctuaire secondaire en vue de s'échapper de la pluie. Sa datation s'échalonne de 1970 à 1979. Selon l'intervenant, la peinture murale peut être classée en 4 catégories. La première concerne la peinture murale datée plus de 110 ans. La deuxième est relative à la peinture murale inférieure à 110 ans. Dans cette catégorie, on peut constater l'influence artistique de Bangkok aussi bien que le style intimiste traduisant par la vie du Bouddha. La troisième catégorie consiste à la reproduction de masse sous formes des cartes postales à l'ère d'impression. Dans cette catégorie, on peut trouver la représentation picturale du style indien, thaïlandais et birman. La quatrième catégorie est liée à la notion néo-religieuse.
Héritée de la troisième, cette dernière catégorie se base sur les styles néo-Lanna, néo-religieux et néo-traditionnel.

Avant de terminer cette présentation, l'intervenant distingue également le terme « artisan » du terme « artiste ». En partant de l'artisan, pour devenir l'artiste, il faut absolument accumuler de nombreuses techniques picturales afin d'être si compétent. En faisant référence à un spécialiste à la Faculté de l'archéologie de l'Université Silapakorn, l'artiste doit posséder 5 éléments constitutifs étant l'observation, le non copiage, l'imagination, l'apprentissage par erreur, et l'effort.

Propos recueillis par Wiroj KOSOLRITTHICHAI